La Canonnière du Yang Tse : Vapeur morte, Vapeur vivante

La Canonnière du Yang Tse

C'est qui l'incarnation de la classe pour vous ?
Sean Connery, Jude Law, Christophe Maé ?
Vous avez tout faux (surtout pour le dernier)
L'essence de la classe mesdames et messieurs, c'est Steve McQueen !
Vous connaissez peut-être l'affaire Thomas Crown . Et bien, ce film peut vous le prouver.

Mais la scène que j'aimerais faire découvrir n'est pas issue de ce film. Elle vient de « La Canonnière du Yang Tse » . Réalisé en 1966 par Robert Wise . C'est une sorte de "boatmovie", l'équivalent maritime du roadmovie.

Ca se passe donc en Chine en 1926 sur un bateau de l'armée américaine, le San Pablo, durant la première guerre civile chinoise qui a opposé les troupes de Tchang Kaï-Chek et les communistes. Je devrais vous dire que le film traite des premiers signes de la décolonisation mais je ne l’avais pas perçue lorsque je l’ai vu la première fois alors on oublie.

Steve McQueen , Jake Holman, est marin et machiniste. Il vient d'être affecté à ce vieux rafiot dirigé par un commandant aussi souple qu'un verre en cristal, Richard Crenna (le cooolllooneeelll de Rambo), le Capitaine Collins

Jake prend donc ses fonctions et découvre la microsociété créée sur le navire par les marins américains et les chinois (qui s’occupent de l’entretien du navire). Il tente de trouver sa place dans cette organisation. Je vous laisse imaginer celle des Chinois. Elle mériterait qu’on refasse un campement du DAL sur le canal Saint Martin. Ils sont loin de manger à la table du capitaine tous les soirs.

Des péripéties, que je ne vous infligerai pas, obligent Jake à former à la manipulation des machines un jeune chinois, Po-Han, qui parle aussi bien l'anglais que Christophe Mae chante le français.

La scène où il explique à Po-Han le fonctionnement d'une chaudière m'avait particulièrement marqué petit, lorsque j'ai vu le film. Peut-être parce que je ne connaissais pas le principe de fonctionnement d'une chaudière mais surtout parce que j'ai réalisé deux choses avec ce passage. D'abord, ce qu'était la force des convictions à travers la lutte contre l'ordre établi lorsqu'il est mauvais, immoral ou injuste et ensuite le pouvoir de la transmission du savoir entre les hommes.

C'est beau ce que je dis non ? On dirait un discours de Ségolène Royal à la grande époque. Je tiens un meeting participatif a la Mutualité tous les Lundi et mardi soirs.

Je pense que c'est le genre de film qui peut forger des convictions politiques (en l'occurrence plutôt à gauche pour celui-ci). Un adolescent pré-pubère, s'il n'a pas la pulpe trop collée au fond, peut y trouver un message social. Je sais, c'est un peu utopiste mais sait-on jamais... il ne faut pas désespérer avec les imbéciles, on peut en faire de très bon militaire (Cf P. Desproges)

Il y a plein d’autre scènes que j’aurais aimé vous faire partager, comme par exemple celle ou Po-Han est obligé de faire un match de boxe contre un gros américain pour sauver sa place sur le bateau, celle où il se fait choper par les méchants et torturer devant les yeux de son pote Jake qui est contraint d’abréger ses souffrances ou encore celle où Steve est mourut en se sacrifiant pour la belle dont il est tombé amoureux, mais celle des machines est vraiment celle qui m’avait le plus marqué.

Je doute que cette petite scénette hors contexte vous permette de percevoir l’essence ou la portée du message que j’ai ressentie lorsque j’ai vu le film mais si elle vous donne envie de le voir pour avoir le plaisir de me contredire, c’est avec plaisir que je me soumets à vos critiques.



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