La cité de la peur : Les Nuls de Cannes à Vera Cruz

Alain chabat, la cité de la peur

En cette période d'épidémie de gastro qui coïncide avec une nouvelle (énième ?) diffusion de la Cité de la peur, le film de les Nuls et Alain Berbérian sorti en 1994, j'ai pensé qu'un petit post s'imposait. Inutile de vous dire qu'il est encore bien placé dans mon panthéon cinématographique.
Au moment de sa sortie, c'était un événement. Les nuls triomphaient sur canal et tout le monde attendait leur long métrage. J'étais fan et avec mon pote Joris nous étions dans la salle le mercredi 09 mars 1994 à 14h. Impensable de louper la première séance de ce film que nous ne savions pas encore mythique pour nous.

Le scenario... rapidement.
Une série de crime de projectionnistes pendant le festival de cannes. La police mène l’enquête et un film en compétition profite du buzz pour faire sa promo. Les protagonistes ? Un flic (Gérard Darmon), un garde du corps (Alain Chabat), une attachée de presse (Chantal Lauby) et un pseudo acteur (Dominique Farrugia).

Inutile d’aller plus avant dans l'intrigue, le génial du film tient plus dans ses trouvailles et ses dialogues. L’Influence du trio de réalisateurs ZAZ (David Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker) est évidente. On aime ou on n’aime pas. Les nuls déclaraient à l’époque qu’il y avait 285 effets comiques dans le film soit 1 toutes les 20 secondes.

Là encore, trop de scènes mythiques pour moi. Ce fut un choix cornélien, qui ne plaira peut-être pas aux aficionados, alors qu'ils n'hésitent pas à proposer la leur dans les commentaires.
La séquence que j’ai choisie est celle de la course poursuite (évidemment).

Un meurtre vient d'être perpétré au Palais des Festivals à Cannes. Alain Chabat, Serge Karamazof (rien à voir avec les frères) surprend l'assassin après son crime alors que lui-même se rendait aux toilettes pour se soulager des souffrances d'une gastro ravageuse. Malgré sa situation gastrique délicate, ne prenant que son courage et le journal du jour à une main, il poursuit sur la Croisette le meurtrier coiffé d'un masque de soudeur et armé d'une saucisse et d'un marteau (d'une faucille et d'un marteau pardon).

La suite est une course poursuite en voiture classique sauf que c'est à pied. Il y a tous les stéréotypes de la scène d'action en bagnole sauf qu'ils courent tout les deux le long de la Croisette. Nous avons même droit à l'explosion d'un pneu/chaussure à la fin de la séquence.

C'est du grand bonheur. Il y a un effet comique à chaque plan. C'est un peu dans l'ambiance pipi caca, chère a Chabat mais c'est probablement la seule course poursuite en voiture à pied de l'histoire du cinéma. Vous y verrez, tour à tour, une manif de mimes, des juges de saut en longueur, une épicerie à Vera Cruz, une vieille et son chariot de canettes, une explosion, des marches-arrières époustouflantes, un faux ralenti à la John Woo et un final odorant "wouf"

Allez en voiture, attachez bien vos lacets

Course poursuite-la cité de la peur par Gringos51100

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