Delicatessen : Jean-Pierre Jeunet est un imposteur ! … de génie

Attention Chérie, ça va couper !

Alors attention… j’entends déjà vos commentaires. Y va nous jouer son BoBo de service et y va nous dire que Jeunet, c’est le Lelouch d’aujourd’hui, qu’Amélie Poulain c’est trop top, que ses films c’est juste de la boule… de la balle pardon.

Mais non… Désolé.

C’est vrai que j’aime beaucoup Jeunet (et Caro) mais je SAIS que je suis lucide et objectif. En tout cas je le crois autant que Zemmour, persuadé qu’il est de détenir la vérité et le bon goût littéraire.

Ces précautions oratoires prisent, je vais tenter de vous expliquer pourquoi ce génie me déçoit.
Ce n’est malheureusement pas les seuls. Desproges, qui est mon icône, m’a lui aussi déçu.
La créativité de Jeunet, pour ne citer que lui, n’est plus à démontrer. Amélie est là pour le prouver. Mais justement. Tout (ou quasi) ce qu’il a mis dans Amélie (si je peux me permettre) était du réchauffé !

Je sais, c’est dur à entendre (lire).

Il a recyclé beaucoup d’idées qu’il avait déjà utilisées dans ses précédentes productions. Vous vous souvenez des « Amélie aime démonter une pneu de vélo… Amélie n’aime pas se péter un ongle… Amélie aime les trains qui se croisent, etc... » Et bien tout cela était déjà dans un court métrage de 1989 (avec la moitié de la distribution d’Amélie).
Vous pouvez le visionner ICI

Ceci dit, notre ami, est et reste un génie… un Justin Bieber de la réalisation.

Pour en témoigner, je pense au générique de Delicatessen (coréalisé avec Caro). A l’époque (1991) c’était quasiment du jamais vu. Mettre autant de créativité, d’énergie et d’argent dans un générique ne se faisait pas.
Bravo on applaudit mais ils avaient déjà ça dans la tête depuis un moment, comme en témoigne le générique du court métrage dont j’ai parlé plus haut et que vous n’avez probablement pas encore pris le temps de regarder.

Alors ? Qui avait raison en disant que c’était des génies ?

Delicatessen generique par Jamary

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