Don Corleone touché au coeur par son fils

Le Parrain 3

Il serait trop long de résumer l'histoire des deux premiers volets qui feront bientôt l'objet d'un nouveau post alors concentrons nous d'abord sur celui-ci.
Ce 3ème opus se déroule en 1979, Michael essaie en vain de faire entrer les affaires de la famille dans la légalité en multipliant notamment les dons à l'église.
Il rêve d'un successeur mais son fils lui fait part de son vœu de devenir chanteur d'opéra. Malgré sa déception, son amour pour lui l'incite à le laisser poursuivre sa voie.

La scène extraite de ce film, sorti en 1990 et réalisé par Françis Ford Coppola, décrit un échange d'une intensité bouleversante et surtout inattendue entre Michael Corleone et Anthony son fils, lors d'une chanson traditionnelle sicilienne qu'il lui interprète. Elle le renvoie en Sicile ou, dans sa jeunesse il avait dû s'exiler après avoir tué un policier Américain. Il y avait épousé une femme ravissante assassinée par la suite à sa place. Anthony dont la vie est tellement éloignée de celle de son père lui montre avec quelques paroles que malgré ses choix il honore ses origines et par là même, rend brillamment hommage à son père.

Ce qui m'émeut également dans cette scène, c'est qu'en quelques secondes, Michael Corleone, le parrain, homme intouchable, est touché au cœur. Dés le début il baisse les yeux pendant quelques secondes, puis se redresse et devant ses proches, s'effondre. Cette chanson résume la dureté de cette œuvre, la dureté de la vie de Michael Corleone. Dés son arrivée en Amérique il s'est battu pour survivre, puis pour asseoir sa position et soutenir sa famille. Dans le troisième volet, il est puissant et ses affaires sont presque toutes légales. Il n'est à la recherche que de la paix après toute une vie parsemée de crimes et de souffrance.

Nous connaissons tous cette saga, soit le premier volet, soit le deuxième ou le dernier mais plongez vous littéralement dans cette œuvre magnifique et bouleversante qu'est le parrain, magnifiquement interprété par Al Pacino.

Pour finir, je me suis souvent demandé comment Al Pacino a pu continuer à exercer son métier d'acteur après avoir joué ce rôle. Je ne sais pas si à sa place j'aurai pu continuer ou si je me serai arrêté là, au sommet de mon art, pour finir ma vie dans la nostalgie et la mélancolie d'avoir joué le plus grand rôle de l'histoire du cinéma...

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