Enemy mine : un hymne à la différence façon années 1980

Dennis Quaid compte les doigts de zammis

Dennis Quaid qui tente de survivre avec une sorte de reptile extra-terrestre sur une planète hostile, c'est un scénario qui vous rappelle probablement quelque-chose. Non ? Pourtant, Enemy, ce film de 1985 a fait office d'hymne à l'acceptation de la différence pour toute une génération. C'est le Arnold et Willy des salles obscures.Rien que ça.

Pour l'histoire, on peut donc la résumer comme suit : à la fin du XXIe siècle, les Terriens et les habitants de la lointaine planète Dracon s'affrontent pour la conquête de l'espace. Au cours d'un combat, les vaisseaux respectifs d'un Drac, et de Davidge, un pilote américain, s'écrasent tous deux sur la planète Fyrine IV.
Les ennemis jurés cherchent d'abord à s'entretuer avant de comprendre que leur survie dans un environnement menaçant ne dépendra que leur association. L'apprentissage de leurs langages respectifs va rapidement permettre aux survivants de transformer cette association forcée en amitié réelle.

Pour donner la réplique à Dennis Quaid, se cache sous un savant et répugnant déguisement et une épaisse couche de maquillage un Louis Gossett Jr. méconnaissable.
Là encore, si ce nom ne vous dit rien, une recherche d'images sur votre moteur de recherche favori devrait générer un "Mais oui !!!" parce que ce Monsieur était un acteur prolifique à l'époque.

Pour la petite histoire, la musique est signée d'un certain Maurice Jarre, le papa de Jean-Michel...

La scène où Zammis découvre sa différence

Pour ceux qui voudraient voir le film, je ne leur dévoilerai pas les événements qui mènent à cette scène. Toujours est-il que Davidge se retrouve à éduquer comme son fils un petit Drac du nom de Zammis. Ce dernier, qui considère son oncle comme sa famille, découvre un jour - à la faveur d'un nombre de doigts non-cohérent - sa différence. Oncle Davidge, dont les préjugés raciaux ne sont plus qu'un lointain souvenir se lance alors dans une explication aussi maladroite que sincère ...




*


Zammis
- Je n'ai jamais vu de Drac.
- Seulement mon visage dans l'eau.
- Je voudrais ne pas être un Drac.
- Je voudrais avoir ton visage.

Davidge
- Oh, Zammis.

Zammis
- Je voudrais avoir cinq doigts.

Davidge
- Ecoute-moi.
Pour un Drac, tu es un beau petit gamin.

Zammis
- C'est vrai?

Davidge
- Oui.
Tu n'as jamais vu des êtres de ton espèce.
Un jour, tu rentreras chez toi
et tu m'oublieras vite
ainsi que cette horrible planète.

Zammis
- Je ne t'oublierai jamais, oncle.

Davidge
- Tu as raison.
Je ne t'oublierai jamais non plus.

Zammis
- Oncle?
Comment était mon parent?

Davidge
- Ton parent était mon ami.

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