Kramer Contre Kramer : Les oeufs c'est comme les oignons, ça fait pleurer

Dustin Hoffman Kramer oeufs pain perdu cuisine



Dans la série des films qui permettent à l’industrie du mouchoir de survivre, je demande Kramer contre Kramer.
Réalisé par Robert Benton, ce film est le carton de l’année 1979 avec pas moins de 5 oscars. Meilleur Acteur pour Dustin Hoffman (le gentil père), meilleure actrice dans un second rôle pour Meryl Streep (la méchante mère), meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure adaptation.

L’histoire est assez simple. C’est un scénario paquet de clopes.
Une femme (Meryl Streep) quitte son mari (Dustin Hoffman) et lui laisse la charge de leur enfant. Le popa et son petit, après des débuts difficiles, réussissent à se créer une petite vie sympatoche et boum badaboum, la mère, pleine de remords, revient pour récupérer son lardon et entame une procédure de divorce.

Je vous épargne les questions sociales sous-jacentes inhérentes à la situation, la place du père dans la société et les obligations millénaires de la mère. Pour comprendre, z’avez qu’à regarder le film ou vous abonner à Femme Actuelle.

La scène qui m’a marqué dans ce film est bien sur la scène du dernier petit-déjeuner. Le père et le fils préparent du pain perdu pour la dernière fois avant que la mère ne vienne récupérer son petit.
C’est très court, 1min30, mais la tristesse suinte dans chaque geste (j’exagère peut-être un peu). On voit la force de l’habitude, chacun à son truc à faire. Le papa allume le gaz, le môme mélange les œufs et le lait, fait tremper le pain, etc. Dustin Hoffman tente de faire bonne figure pour montrer à son fils que tout va bien mais il est détruit.
Et moi, même si j’ai pas de home cinéma son Dolby Surround 5.1, les pleurs étouffés du gamin à la fin de la scène bah ça me fait pleurer aussi. J’suis un sentimental en fait.
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