Les tontons flingueurs : la scène de la cuisine évidemment ...

Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche dans la cusine (Tontons flingueurs)

Un post opportuniste ce soir, clairement lié au passage du film sur une chaîne publique ...

Il faut dire que ce post, qui semble évident sur un site comme celui-ci, a maintes fois été repoussé. La raison en est simple, il est difficile de faire des commentaires originaux sur un film devenu cultissime, que certains vénèrent, et qui a en conséquence été commenté des centaines de fois.

Je parle bien évidemment des Tontons flingueurs, le film de Georges Lautner (1963).

A problème compliqué, autant chercher une réponse simple.
Inutile de se creuser la tête pendant des heures pour trouver la scène culte qui ne soit pas celle de la cuisine. Autant poster la scène de la cuisine !
Inutile de chercher à expliquer pourquoi cette scène est drôle ni pourquoi elle a charmé des générations de français.

Au delà du scénario que certains n'hésitent pas à remettre en question, les répliques ciselées (dialogues d'Audiard, s'il vous plaît), un casting hors-norme ont suffit à faire de ce film un monument du cinéma français. Et la scène de la cuisine en est le point culminant.

Il m'avait fallu des années à me décider à regarder Le parrain tant l'aura du film (et les trois parties qui le composent) m'en imposait.
C'est finalement par hasard que je m'étais laissé absorber dans l'oeuvre.

Pour les tontons, c'est un excès de zèle qui m'a fait le regarder un soir d'été où j'étais désoeuvré. Je n'ai pas regretté le détour et c'est presque avec surprise que je me suis découvert hilare devant la scène de la cuisine. Traditionnellement, depuis, mes larmes (de rire) commencent à couler en même temps que celles de Jean Lefebvre.

Ce n'est pas sans raison qu'elle est devenue culte...
Le jeu des acteurs, le timing parfait de répliques parfaites font mouche et on apprécie de voir la vieille garde se la mettre sévère en marge de la soirée de la nouvelle génération qui se trémousse sur un fond de Jerk.

Je n'ai rien d'autre à en dire.

Ah si, je voudrais peut-être mentionner le fait que ce cher Audiard semble avoir eu vent bien avant l'heure de l'affaire DSK....
Ou peut-être que soubrettes et FMI ont toujours fait bon ménage...

Vous ne voyez-pas ce que je veux dire ? Jugez-en par vous-même et jetez-donc un oeil à cet extrait du dialogue de Claude Rich & Lino Ventura (après l'annonce de la demande en mariage) :

Antoine (Claude Rich) : ... à part ça, ce qu'il est convenu d'appeler un grand honnête homme : porté sur la morale et les soubrettes, la religion et jetons de présence. Vous connaissez sa dernière ? Il vient de se faire bombarder vice-président du Fonds Monétaire International !
Fernand (Lino Ventura) : Oh ?
Patricia (Sabine Singen) : A quoi penses-tu ?
Fernand : ... au Fonds Monétaire International... C'est pas bête, ça, tu sais !

Si vous ne connaissez pas ce film, prenez le temps de le découvrir.
Et si le seul film que vous ayez vu en noir et blanc ces dernières années est The artist, faites une nouvelle exception pour les Tontons !