Love Story, un concentré de clichés cultes

Love Story : Ally McGraw et Ray Milland dans la neige

Love Story est surement le film fondateur du genre à l'eau de rose.
Tout y est, c'est un concentré de clichés cultes.
Un beau riche (Ryan O’Niell) qui tombe amoureux d'une belle pauvre (Ally McGraw). Le père du garçon (Ray Milland), un vieux ronchon, n'accepte pas cette idylle.
La belle tombe gravement malade au moment même où le beau riche allait l'épouser (c'est ballot non ?) Elle meurt rapidement le laissant seul avec sa peine immense et leurs souvenirs.
Le scénario tient sur un paquet de cigarette mais c'est simple et efficace.

La dernière scène est un must.

Il quitte l’hôpital où sa chère et tendre vient de succomber (je vous épargne la scène du décès, probablement sponsorisée par Kleenex à l'époque). Il croise son père qui était venu se réconcilier avec lui. Mais c'est trop tard papa ! ELLE EST MORTE !

C'est le moment des violons. Le fameux morceau de Françis Lai.

On se retrouve dans central Park enneigé et désert. Il est seul, il a froid, il est beau, il est grand, il est triste… C’est poignant… et toujours les violons, de plus en plus forts. Son regard se perd sur la patinoire vide où ils furent heureux.

Les moins romantiques d’entre nous commencent à se dire qu’il doit vraiment se peler parce qu’il n'a qu’une petite veste sur lui et que vu les tas de neige y doit pas faire plus de 2 ou 3°C. Les autres sont emportés par les violons et sa peine. Il fait gris et triste dans son cœur et sur la ville.

Dernier plan. Il est de dos. La caméra zoom arrière, lentement, lentement, mais alors super lentement. Il est assis sur les gradins, vides et enneigés. Il est brisé. Ses larmes gèlent et les nôtres coulent…

Un grand moment de cinéma… j’avais surement moins de 10 ans lorsque je l’ai vu sur la première chaine. Mon cynisme d’aujourd’hui n’enlève rien à l’émotion d’hier.

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