Marathon Man : ouvrez bien grand la bouche… et ne fermez pas les yeux

Laurence Olivier dans Marathon Man

Certaines personnes ont une peur phobique des serpents, des araignées ou des trombones (si si, y’en a) moi, de mon côté, c’est les Dentistes. Je ne pourrais pas vous expliquer pourquoi mais cette corporation est pour moi à mettre sur le même plan que les huissiers, les bourreaux, les banquiers, les garagistes, les prêtres inquisiteurs et les électriciens.
Du coup, lorsqu’un film présente un dentiste, ancien Nazi de surcroit, en pleine action, je suis au bord de la syncope

Marathon Man, sortie en 1976 et réalisé par John Schlesinger, raconte l’histoire d’une traque pour retrouver un ancien Nazi, le Docteur Szell (Laurence Olivier), venu à New-York pour récupérer un trésor quelconque. Dustin Hoffman, (Thomas Babington « Babe » Levy) se retrouve entre ses mains expertes à la suite d’événements que vous comprendrez si vous regardez le film.

La scène qui m’a vraiment marqué est bien sur celle de la torture. Le docteur Szell, opportunément surnommé le dentiste, a une méthode bien à lui pour mener les interrogatoires. Bien sûr, nulle question ici d’anesthésie, l’artiste travaille sans filet.

Phase une : Installation du matériel et nettoyage des mains… histoire de commencer à bien faire flipper Dustin.

Phase deux : Mise en condition au moyen d’une question déroutante qui fait vite réaliser au patient qu’il doit réfléchir vite et bien s’il ne veut pas passer un sale quart d’heure et se retrouver avec les dents d’un mutant

Phase trois : Action ! Tout d’abord inspection de la dentition pour repérer une petite carie. Ensuite, à l’aide de l’outil adapté, titiller le nerf (à vif). Réaction immédiate du patient. Je vous laisse imaginer.

Phase quatre : Mettre fin à la douleur au moyen d’une petite potion miracle pour les douleurs dentaires.

Les données du problème sont posées. Douleur – soulagement…Douleur - soulagement

Dans cette scène le regard de Laurence Olivier est dur, froid, pervers, implacable, inéluctable. Et il faut s’appeler Laurence Olivier pour réussir à faire un regard inéluctable. Essayez devant votre miroir, c’est balèze.

Dustin Hoffman est incroyable, il transpire la peur, la souffrance et l’incompréhension.
Quant au plan final sur Laurence Olivier, c’est du grand art.

Pour un « dentistophobe » comme moi aller jusqu’au bout de cette scène est presque un exploit. Un peu comme regarder un clip de Christophe Mae en entier.

Bon courage à tous, soyez forts !
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