Midnight Express : Onanisme express

Susan et Billy

Il est des films qui marquent une génération. Midnight Express est de ceux là. Un carton au moment de sa sortie avec la moitié des ados qui affichent le poster dans leur chambre et écoutent la BO à fond sur leur walkman à cassettes. Souvent, la particularité de ces films au succès fulgurant est qu’ils vieillissent assez mal. Prenez le temps de revoir le Grand Bleu…

Concernant Midnight Express, sortie en 1978 et réalisé par Alan Parker (Birdy, Angel Heart, Mississipi Burning, the Wall Pink Floyd), ce qui reste avant tout dans les mémoires est bien sur la musique entêtante de Gorgio Moroder qui, elle aussi, a un peu vieilli.

Le film est basé sur l’histoire vraie d’un américain, William Hayes, (Brad Davis) qui tente de sortir un peu de hash de Turquie, se fait gauler et se retrouve en taule. Ce n’est pas, à proprement parler, un plaidoyer en faveur des prisons Turques de l’époque.

Evitons tous les lieux communs sur les conditions de détention et la violence que dénonce le film, pour nous attarder sur ce qui, à l’époque où je l’ai vu, avait réveillé mes sens d’adolescent pré-pubère, (j’avais 7 ans en 78 et une éducation stricte). La fameuse scène de la visite de la copine de Billy.

Posons le décor. Billy est emprisonné depuis quelques temps et subit les traitements « virils » de ses vigiles et codétenus. Comme il n’était pas préparé à un tel supplice (qui peut l’être ?), c’est, pour être clair, une loque humaine.

Bien sûr, pendant ce temps sa copine (Susan) se bat pour le libérer et n’obtient qu’un droit de visite. Elle n’est pourtant pas blonde mais elle vient le voir avec un petit haut blanc charmant et du plus bel effet, laissant apercevoir un décolleté tout aussi charmant. Bien sur le pauvre garçon, ne voit que ça et ne peut s’empêcher de succomber à une envie de plaisir solitaire alors que ce n’est pas forcément le moment.

J’ai vraiment été cueillis pas le regard de fou de Brad Davis. La réaction de Susan (Irène Miracle) est finalement tout aussi forte, même si on a envie de lui foutre des baffes de n’avoir pas pensé à s’habiller plus « sobre » vu les circonstances. D’accord, il fait chaud en Turquie mais tout de même.

On sent bien qu’au début, elle ne comprend pas. Elle est choquée par le spectacle que lui offre Billy mais finalement réalise que c’est le seul plaisir qu’elle est en mesure de lui offrir pour le moment.

La scène n’est pas très longue mais elle est assez intense sans être pour autant vulgaire.

Je vous laisse la… découvrir…

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