Un monde parfait : absent, violent. Le père selon Clint Eastwood.

kevin Costner joue Butch dans un monde parfait



Qui n'a jamais vu Un monde parfait (Perfect world) de Clint Eastwood, devrait s'empresser de le faire.

Ce film de 1993 met en scène un Kevin Costner dans la force de l'âge et au faîte de sa carrière (jusqu'à ce jour au moins, s'entend) fraîchement évadé de prison.

Lors de sa fuite, il a pris un enfant en otage, Philippe. Une fois sur la route avec cet enfant, qui souffre à l'évidence de l'absence d'une figure paternelle, Butch (Costner) se prend d'affection pour le gamin (le surnommant au passage Buzz), le prend sous sa protection et décide de lui apprendre à avoir confiance en lui.

C'est d'ailleurs à l'occasion de l'une de ces tentatives qu'il lui permettra de se promener vêtu d'un costume (volé) de Casper le petit fantôme.

Ce menu larcin, ne fait encore que rapprocher les deux personnages, qui se reconnaissent volontiers l’un dans l’autre :
On a des tas de choses en commun, Philippe. Nous sommes deux charmants démons, nous aimons tous les deux le coca, et aucun de nous deux n'a eu un père digne de ce nom."

Poursuivis par la police, les deux compères finiront par se faire héberger par une petite famille.

Tout se passe bien, dans la bonne humeur même jusqu’à ce que le père de la famille frappe son fils, déclenchant chez Butch une réaction de fureur proche de la folie.

Le charmant démon, dont on sait dès le début du film qu’il peut-être un meurtrier, devient franchement inquiétant, et après une séance de rééducation du mauvais père, attache tous les membres de la famille : le père violent, la mère, avec laquelle il dansait une minute auparavant sur la musique Big Fran’s Baby composée, si vous l’ignorez, par Eastwood, et même l’enfant qu’il dit vouloir protéger.

La scène est d’autant plus impressionnante que le spectateur a eu beaucoup de temps pour s’attacher au personnage de Butch, sentir la faille en lui, mais aussi sa violence. Quand le traumatisme du père se réveille, Butch inquiète. Il ne se maîtrise plus, Les événements vont alors s’enchaîner et mener à la conclusion du film, qui en est aussi le début.

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