Out of Africa : la visite inattendue du mari volage

Out of Africa, complicité entre Denys et Karen



Attention, ce qui suit dévoile un moment clé de l'intrigue du film Out Of Africa.

J'ignore s'il y a dans Out of Africa, ce film de Sydney Pollack sorti en 1985, une vraie scène culte.
Et si tel est le cas, ce ne serait probablement pas celle qui m'a marqué, moi.

Parce que ma scène culte a l'air de rien.

Elle est statique,
courte,
presque discrète.

Et pourtant, elle m'a fait un choc.

Pour tout dire, j'en ai eu le souffle coupé.

Après des années de misère sentimentale, Karen Blixen (Meryl Streep), aristocrate danoise vivant au Kenya a fini par trouver l'amour dans les bras de Denys (Robert Redford), chasseur, farouche, indépendant, libre et solitaire. Malgré son instinct qui le pousse à s'éloigner, ce dernier revient invariablement dans la maison de Karen qui est peut-être le seul "chez lui" qu'il ait jamais eu ... pour y retrouver la jeune femme.

Contrainte par sa situation à retourner bientôt au Danemark, Karen passe une nouvelle soirée avec Denys. Une soirée romantique pendant laquelle ils dansent, certains de se retrouver vendredi, jour du retour de Denys d'un voyage qu'il doit effectuer à bord de son avion.

Au petit matin, tandis que Karen brade ses objets personnels, et s'occupe de ses derniers cartons, ayant accepté le fait de devoir quitter l'Afrique, elle reçoit une visite inattendue : celle de son mari volage (qui s'avère être le frère de l'amant qui n'a pas voulu d'elle des années auparavant). La rencontre est comme toujours cordiale. Elle lui offre un verre, il s'avance mal à l'aise et s'exprime.

La sentence tombe, inattendue. "Denys s'est tué. Son avion s'est écrasé à Tsavo.

C'est bête comme la mort. On s'y attend pas. Ca arrive. Et il n'y a rien à dire de plus. Le monde continue de tourner. Sans Denys.

L'absurdité de cette annonce frappe Karen autant que le spectateur...

Par chance, Robert Redford a un physique assez quelconque qui fait qu'on a du mal s'identifier à lui... Imaginez que le spectateur s'identifie effectivement à ce personnage indépendant, libre et farouche... Le choc n'en serait que plus grand. Ouf, on l'a échappé belle !
[block:similar=similar]
[block:block=79]


Ajouter un commentaire