Le pianiste : la scène terrible du fauteuil roulant

L'attente insoutenable

Tiré d’une histoire vraie, le pianiste ( palme d’or à Cannes en 2002), du réalisateur Roman Polanski et interprété par Adrian Brody (parfait), a été adapté d’après le récit autobiographique du talentueux musicien polonais « Vladislaw Szpilman ». Le livre rédigé en 1946, aussitôt après la deuxième guerre mondiale, a d’abord été interdit par les libérateurs soviétiques. Cet écrit relate quatre ans de la vie de Vladislaw Szpilman, pianiste de génie, juif, qui verra sa famille déportée et se cachera dans le ghetto de Varsovie pour survivre..
Aidé finalement par un capitaine allemand mélomane, il échappera à la mort … une touche d’humanité, enfin, surgie de la barbarie.

Polanski directement touché par ces évènements puisque lui-même a dû s’échapper du ghetto de Cracovie à l’âge de huit ans, a préféré s’exprimer à travers le personnage d’un autre. Peut-être est-ce pour cela que l’on sent une certaine froideur. Polanski ne s’est pas embarrassé de fioritures, d’excès de sentimentalisme ; il montre les faits tels qu’ils ont eu lieu dans une lumière crue avec sobriété, ce qui produit justement un témoignage poignant. Des scènes néanmoins terribles…comme celle de ce personnage en chaise roulante jeté du haut d’un balcon sous les yeux de sa famille (cf ci-dessous).

Le film pourrait paraître à certains, un peu long ; il dépasse les deux heures, mais on « attend », on guette les moindres choses par les yeux du pianiste notamment lorsqu’il essaie de voir l’extérieur à travers les quelques ouvertures de ses cachettes.

Pour la petite histoire, saviez vous que l’humoriste Popeck a été approché par Polanski pour figurer dans une scène ? …la trouverez-vous ?

Vladislaw Szpilman a continué sa carrière après la guerre ; il est mort en 2000 à l’âge de 88 ans.

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