Le procès : Romy Schneider séduit Anthony Perkins, l'Accusé

Romy Schneider & Anthony Perkins dans Le Procès d'Orson Welles

Le procès (The trial) de Kafka a déjà epuisé des générations d'universitaires et en épuisera d'autres encore. Nul doute qu'Orson Welles y ait ajouté un nouveau degré de complexité le jour ou il a décidé d'adapter cette oeuvre au cinéma, en y laissant au passage sa patte de géant.

S'il fallait résumer le procès ...
Joseph K.(Anthony Perkins) est accusé. Il est même L'Accusé. On ne sait pas vraiment de quoi, et il prétend que lui non plus. Accusé, donc, il est aux prises avec le système judiciaire (d'un régime totalitaire inconnu), symbolisé dans le film par un bâtiment surprenant qui ressemble tantôt à une usine, tantôt à une gare, une administration ou encore... un édifice religieux. Si l'on accole souvent au Procès l'adjectif "absurde", les allers et venues de K. dans le système judiciaire, s'apparentent aux errances du rêveur dans un cauchemar dont il ne maîtrise rien (ni les déplacements, ni les rencontres).

Je suppose que l'on pourrait estimer que chacune des scènes du Procès est culte. Le film se caractérise par une unité impressionnante et des tableaux tous plus saisissants les uns que les autres.

La scène de la séduction de K. par Léni

Pourtant j'ai une affection particulière pour le huis-clos de Léni et K...

Puisqu'il doit assurer sa défense, il faut un avocat à K. Sur le conseil de son oncle, il en prend donc un : Orson Welles (L'Avocat).
A cet instant le rêve de l'accusé prend une autre direction, le rêve devient en partie érotique, lors qu'il suit, presque malgré lui Leni (Romy Schneider), la "nourrice" de l'avocat dans une pièce un peu à l'écart.

J'avoue mal comprendre le personnage de Léni, campé par la magnifique et encore pétillante Romy Schneider. A la fois nourrice (et vraisemblablement maîtresse) de l'avocat et amante à demi assumée des accusés, les clients de l'Avocat, elle semble être l'allégorie de quelque chose que je ne comprends pas. L'espoir, peut être, qui couche chaque soir sur un lit de misère avec les clients de l'avocats, quand ils s'approchent de ce dernier.

Dans cette scène, Léni commence à reprocher à K d'avoir tardé à la rejoindre alors qu'il en avait manifestement envie. Elle cherche à en savoir plus sur lui, l'interroge sur sa vie sentimentale. Il hésite, elle comprend et lui demande, avec un air étrange, si elle a une difformité. Semblant avouer un vice, elle affirme qu'elle a une difformité, l'entraîne dans une autre pièce, remplie de dossiers, pour lui montrer sa main légèrement palmée ... C'est ensuite qu'ils s'allongeront au milieu des dossiers... Mais je vous laisse découvrir cette scène ci-dessous...


*


La vidéo
<object style="width:320px;height:260px"> <param name="movie" value="/sites/default/files/video/player.swf?file=/sites/default/files/video/RomySchneideretAnthonyPerkinsLeprocei€sdivx.flv" /><param name="quality" value="high" /></object><p> </p>

Ajouter un commentaire