Quelle fin pour l'effet papillon ?

Ashton Kutcher in The Butterfly Effect, Effet papillon

Je connaissais L'histoire sans fin. Mais un film qui a plusieurs fins... Quelle idée saugrenue !

C'est pourtant bien le cas du film L'effet papillon (Butterfly Effect) sorti en 2004 et réalisé par Eric Bress & J. Mackye Gruber.

Pour ma part, j'ai vu ce que l'on appelle le Director's cut et c'est sans doute ce qui a fait - pour moi- la valeur du film, en le rendant finalement assez dérangeant...

Alors je sais, que la critique et de nombreux spectateurs ont détesté le film. Grand bien leur fasse. Pour ma part, je ne suis pas le plus grand fan d'Ashton, et alors, on s'en fout, non ? Issu de la génération "Retour vers le futur", je dois en avoir gardé un truc qui fait que j'affectionne les voyages dans le temps.
Assez bavassé. passons aux choses sérieuses.

{{Spoiler|contenu= Ce qui suit, analyse et synopsis, dévoile des moments clés de l’intrigue}}

Ce n'aurait sans doute pas été le cas si j'avais vu l'une des autres fins possibles :
- le héros Evan Treborn (Ashton Kutcher) croise Kayleigh (Amy Smart), se retourne et la voit s'éloigner
- le héros croise Kayleigh, se retourne et la suit
- le héros croise Kayleigh, se retourne. Elle aussi. Elle lui propose d'aller boire un café.

Ces fins (d'après ce que je sais, c'est la première des trois options qui a été retenue pour la diffusion cinématographique), laissent le spectateur apaisé et libre de reprendre le cours de sa vie avec autant de facilité que les protagonistes.

Il me semble qu'il en va autrement de la fin à la sauce "Director's cut".

Pour ne pas tourner plus longtemps autour du pot, Evan, à l'aide d'une vidéo, décide de revenir quelques minutes avant sa naissance dans le ventre de sa mère qui s'apprête à le mettre au monde et me fin à ses jours, persuadé qu'il est la cause de tous les malheurs contre lesquels il a lutté pendant tout le film.

Les quelques images qui suivent étayent cette intuition, et confirment l'impression du spectateur que Evan est le troisième d'une fratrie étant parvenue à la même conclusion que lui, et ayant fait le choix de mourir.

La conclusion du film est gênante : ce brave Evan, somme toute un mec sympa, est la cause de tout ce qui va mal dans son entourage et sa disparition - ou plutôt sa non-accession à l'existence - est le remède. Plus qu'à l'inutilité d'une vie, le Director's cut conclut au côté néfaste de l'existence d'Evan et de ses frères.

C'est moche, quand-même, non ?
En termes d' interrogation métaphysique, ça vaut bien celle d'Hamlet. Etre sympa mais néfaste ... ou ne pas naître* ?

*Merci Nicolas ;o)

Commentaires

Perso, j'aurais conclu par "Etre sympa mais néfaste ... ou ne pas naître ?".
Tellement plus en rapport avec l'article ;-)

Bien vu ! Et pas bête ! Je change et vous laisse le copyright ! Merci pour le commentaire :-)

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