Rocky...T'as pas mal !

Rocky

Dans les années 80, un film de Sylvester Stallone ça se regardait. On a tous vu un des douze Rambo ou un des 25 Rocky. Et maintenant lorsqu'on retombe dessus sur la TNT nous regardons, quelques instants, avec une espèce de nostalgie enfantine qui nous fait sourire. Enfin, pour moi c'est le cas.

Inutile de parler du scénario ou du jeu d'acteur, tous cela est finalement annexe. Pour Rocky, par exemple, il nous restent des images persistantes. On se souvient du méchant russe qui tue son pote Apollo pendant un combat et de la copine du ruskof, Brigitte Nielsen, ou encore des footings de Rocky et de son arrivée poings levés sur la place de la mairie de Philadelphie. Ses entraînements dans la neige, les vannes pourries de Paulie, le beauf, et les séances à taper dans des quartiers de viandes au milieu d'une chambre froide. Toutes ces bribes forment finalement notre nostalgie. Bien sûr impossible de dire si c'est dans le 1, le 2 ou le 3 mais peu importe.

Ce qui ne change pas dans Rocky, ce sont les scénes finales. Le même stress, la même dramaturgie, le même depassement de soi dans chaque opus, l'inévitable plan sur le drapeau américain, la gueule ravagé des deux pugilistes, la musique, les ralentis d'upercut qui font pleuvoir la sueur. J'imagine que le découpage des scènes et le rythme de ce genre de film doivent être analysé dans les bonnes écoles de cinéma. On commence souvent par le héros dans une situation désespérée. Il se trouve un défis, il s’entraîne, la tension monte, le grand moment arrive. Tous les poncifs de l'Amérique bien pensante sont présents. Le drapeaux, le dépassement de soi, le travail, la libre entreprise, la réussite par l'effort, le don de soi, l'amitié, la loyauté, etc. Je m'arrête là, en réfléchissant deux minutes, vous en trouverez probablement d'autres.

Dans ces scènes finales, je garde aussi en mémoire, le speech de l’entraîneur entre chaque round.
Je ne sais plus dans lequel mais je me souviens particulièrement d'un combat final ou le coach passait son temps à dire à Rocky : "T'as Pas mal, t'as pas mal, t'as pas mal, t'as pas mal"

Cette scène m'est restée. Difficile d'expliquer pourquoi. Le côté too much de la traduction, le management ou la motivation à deux balles, peut-importe finalement. Ce qui reste ce sont ces images. Que le film soit bon ou pas, ce qui est important, ce sont les scènes qu'il grave dans nos esprits. Peut-être très abîmé en ce qui me concerne...

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