Shining : Le temps où Kubrick fumait la moquette

Tricycle et tapis orange dans The Shining de Kubrick

La plupart des tapis, objets et papiers-peints que j'ai connus pendant mon enfance sont devenus "has been", voire carrément craignos pour finalement revenir à la mode récemment. C'est ainsi que vont les choses, les modes reviennent toutes les 25 années.

Pour Dolto, c'est fait pour que les jeunes hommes puissent voir les filles habillées comme l'étaient leurs mères au moment de leur prime jeunesse et ainsi les trouver désirables. C'est bien fait la nature et la mode, quand-même.

Au nombre des millions de tapis de sol craignos (aujourd'hui redevenus cool, donc), disparus dans les années 1980 et abhorrés dans les 90's, il en est un qui ne s'est jamais vraiment démodé.

Il faut dire qu'il avait de la gueule avec son imbrication improbable et infinie (le LSD bio de l'époque c'était quelque-chose, en comparaison des merdes qu'on vous sert aujourd'hui, J-P Coffe vous le dirait), le tapis menant à la chambre 237 dans The Shining.

Kubrick devait le kiffer grave (argot ancien qui signifier, "adorer") parce qu'il l'a largement mis en valeur à deux reprises au moins.

La scène de Shining qui pour ma part est culte, est celle du tricycle. Il faut d'abord bien reconnaître le talent indéniable du môme. C'est un pro. Un vrai. Je mets quiconque au défit d'en faire autant avec cet engin.

Il faut ensuite reconnaître le talent de Kubrick pour filmer cette scène. La fixité mouvante (c'est beau, hein ?) du tricycle, la répétition de ce tapis dément crée rapidement une addiction qui fait que lorsque le dit tapis s'interrompt au hasard d'un virage, on ressent une sensation de manque.

De là à dire que les tapis des années 1970, c'est comme la drogue des années 1970, il n'y a qu'un pas, que je ne franchirai pas.


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