La vie de David Gale : un retournement final émouvant

Kevin Spacey, David Gale



On pourrait penser que Kevin Spacey a une affection particulière pour les scénarios de type "twist ending" (comprendre les retournements finaux surprenants). Le plus célèbre de ses rôles dans ce genre de scénario est sans doute celui du film Usual suspects.
Mais il y en a un autre qui marqué les esprits de ceux qui l'ont vu : son rôle dans La vie de David Gale, un film d'Alan Parker à qui l'on doit aussi Midnight Express.

Kevin Spacey joue dans ce film de 2003 le rôle d'un condamné à mort qui clame son innocence et a demandé à Élizabeth Bloom, une avocate campée par Kate Winslet, de prouver son innocence. Les circonstances du meurtre pour lequel il a été condamné sont d'abord assez obscures mais le film revient peu a peu - à la faveur d'une habile construction - sur les événements qui ont mené David Gale dans le couloir de la mort
On découvre donc que David était d'une part un professeur de fac émérite, et militant convaincu contre la peine de mort d'autre part.

Accusé à tort d'agression sexuelle par une de ses élèves, il a été jugé coupable et sa vie professionnelle et personnelle s'en est trouvée bouleversée. Rejeté par la société qui le considère comme un pervers sexuel, il a sombré dans une forme d'alcoolisme, avec pour seul support moral, sa proche et indéfectible amie Constance Harraway (Laura Linney)...

Le spectateur découvre - sans comprendre - que c'est du meurtre de cette dernière que David Gale est accusé.

Retournement final et émotion

Dans son sujet et sa facture, ce film n'est pas sans rappeler La dernière marche (Dead man walking) dans lequel Susan Sarandon - en religieuse attentive - tente d'accompagner Sean Penn vers la rédemption.
L'un et l'autre film se montrent critiques envers la peine de mort. Si La dernière marche se concentre plutôt sur l'aspect humain de la peine de mort, sans oublier pour autant l'horreur du crime commis, La vie de David Gale s'attarde plutôt sur le jugement social, l'injustice et sur le fonctionnement de la justice.

Bien évidemment c'est dans le retournement final que réside l'intérêt du film, non seulement parce qu'il conclut la structure narrative évoquée ci-dessus, mais aussi parce que la scène de clôture repose en grande partie sur l'émotion créée par la musique d'inspiration classique composée par Alex et Jake Parker (les fils du réalisateur)...

Almost Martyrs by Alex & Jake Parker on Grooveshark


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SPOILER ! Si vous n’avez pas vu le film, ne regardez surtout pas la scène ci-dessous.


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