After hours : une folle nuit à Soho

Rosanna Arquette nue

C'est l'histoire d'un gars qui, sans argent et sans les clés de chez lui, erre, au fil de rencontres improbables, tout une nuit dans les rue de Soho à New York.

Cette histoire, c'est After Hours, un film que les amateurs considèrent comme l'un des meilleurs de Martin Scorsese, bien qu'il soit sans doute aussi l'un des moins connus.

Paul Hackett (Griffin Dunne), informaticien, alors qu'il se trouve dans un snack, aborde une séduisante jeune femme : Marcy Franklin (Rosanna Arquette). La discussion s'oriente vers "Tropique du cancer" d'Henry Miller, livre qu'elle aime aussi.

La jeune femme lui laisse le numéro de sa colocataire Kiki Bridges (Linda Fiorentino) avec qui elle partage un loft de Soho (28 Howard street). Kiki est une artiste qui a fait de la création de petits pains en plâtre sa spécialité.
Paul une fois de retour chez lui, regarde la télévision et s'ennuie. Il téléphone à Marcy qui l'invite, malgré l'heure tardive, à venir chez elle. Paul fixe le rendez-vous 3/4 d'heure plus tard. Alors que le taxi qu'il a pris pour aller chez Marcy roule à toute vitesse, musique à fond et fenêtres ouvertes, le billet de vingt dollars - qui représente ce soir là toute la fortune de Paul - s'envole. Ce dernier n'a donc plus un sou pour payer le taxi ... et finir la soirée.

La suite est aussi riche en événements que complexe (pour le détail voir ici). Après avoir fait la rencontre de Kiki, et revu Marcy, Paul tente de prendre le métro mais les 90 cents qui lui restent ne suffisent pas. Il fait alors la rencontre d'un barman, Tom (John Heard), qui lui demande un service, mais qui, par mesure de sécurité conserve ses clés. De retour chez Marcy, Paul la trouve morte : elle s'est suicidée avec des barbituriques. Et la soirée de Paul ne fait que commencer, au cours de ses pérégrinations nocturnes, il fera la connaissance de Julie (Teri Garr), la serveurse entreprenante, de Gail (Catherine O'Hara), vendeuse de glaces égocentrique. Toutes ces rencontres, un certain nombre de maladresses de Paul et pas mal d'incompréhensions feront qu'il sera finalement poursuivi par une foule désireuse de le lyncher.

Dans sa fuite éperdue, après être tombé sur un homosexuel refoulé, Paul rencontre June (Verna Bloom), une artiste qui vit dans le sous sol d'une boite, le Club Berlin. Quand les habitants de Soho investissent le lieu à la recherche de Paul, elle cache ce dernier en le couvrant de papier mâché pour en faire une statue.

C'est cette scène qui m'avait le plus marqué. Elle est le point culminant de cette histoire angoissante d'un homme incapable de rentrer chez lui et en prise avec l'hostilité citadine et la folie ordinaire de la vie nocturne. June cherche d'abord à le sauver, mais l'enferme finalement dans la statue et lui couvre même la bouche avec une bande de papier pour le faire taire. Paul devient malgré lui, une oeuvre de l'artiste qui devient soudainement hostile à sa manière. Emprisonné, silencieux, Paul aurait ainsi pu disparaitre dans la nuit New-Yorkaise, si n'étaient deux cambioleurs (avec lesquels Paul a d'ailleurs eu maille à partir pendant son aventure), qui embarquent la statue dans laquelle il est enfermé ...

La scène en question n'étant plus disponible je vous invite à découvrir une scène représentative de l'atmosphère particulière du film, dans laquelle, Paul découvre, dans un élan voyeuriste étrange, le corps (endormi ?) de Marcy et un tatouage situé sur une partie très intime du corps de cette dernière ...
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Paul et Kiki Bridges