American beauty : quand la salope est vierge et le pervers pur

Le fantasme d'une beauté américaine qui macère dans un bain de pétales de rose

Voir l'affiche de ce film

Des années durant, j'ai gardé une forme de souvenir étrange, mêlé de gêne, vis à vis du film American Beauty (Sam Mendès, 1999).

Pour l'avoir revu récemment, je me demande bien pourquoi. J'avais vraiment mal compris le film. A la fois dans son second degré et dans... ses limites.

Comment ai-je pu croire que les Etats-Unis pudibonds avaient impunément pu laisser sortir un film aux relents de "détournement de mineure" ?

Parce que finalement, le personnage de Kevin Spacey (Lester Burnham), bein... il est bien sous tous rapports, ce Monsieur.

Le truc le plus sulfureux, n'en est peut-être pas un. Je me dis que la cheerleader c'est peut-être un fantasme national, accepté comme tel. A ce demander si ce n'est d'ailleurs pas inscrit dans la constitution.
Du coup, je me dis qu'on souffre probablement du manque de cheerleader. On peut pas comprendre. Ca doit être comme ce truc qu'ont les japonais avec les écolières.

Il y a effectivement une ambiance de concupiscence assez malsaine au début, mais force est de constater qu'elle s'effondre comme un château de cartes alors même que pervers pépère s'apprête à emballer Anna (Mena Suvari), la pompom girl de 16 ans chaude comme une baraque à frites.

En une seconde, le monde redevient aussi moral que dans n'importe quel autre film ricain.

La salope est en fait aussi vierge qu'on peut l'être (eh ouai, elles sont comme ça les américaines) et le pervers qui désire les adolescentes, bah c'est un bon père, responsable, protecteur et aimant.Il s'inquiète pour sa fi-fille (Thora Birch).

Ca c'est du talent. Faire un film au accents sulfureux qui - au fond- respecte les valeurs morales exacerbées des US. Finalement y'a que les homos refoulés qui en prennent pour leur grade. Pour les autres, tout va bien !

Tout est dit. "Tout va bien", répète Lester. Et alors même qu'il savoure sa crise de la quarantaine réussie, qu'il a remis à sa place son épouse acariâtre et castratrice(Annette Bening ), qu'il s'est rendu compte qu'il a tout compte fait une sexualité dans la norme, et qu'il aime sa petite famille de tout son coeur, eh bien peut alors s'enchaîner le dénouement de ce film que vous ne connaîtrez pas si vous ne regardez pas la vidéo ci-dessous. Vous voilà prévenus !!!




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American Beauty - 6/6 par capitaine__caverne

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