La Lune et le téton, une ode onirique pour les beaux seins de Mathilda May

Tete (biel duran) boit le lait de Mathilda, à même la source

Si les plus jeunes ne la connaissent que pour sa récente prestation dans la publicité pour le fromage Philadelphia, et d'autres n'ont retenu que la chanson que les Musclés lui avaient dédiée (ils auraient pu s'abstenir), d'autres savent peut-être que Mathilda May a reçu en 1989 le prix Romy Schneider et qu'elle compte encore de nombreux admirateurs.

Ses admirateurs, Mathilda les doit sans doute autant à ses divers talents (actrice, chanteuse, écrivaine, femme engagée), qu'à la plastique irréprochable de ses jeunes années.

C'est d'ailleurs en partie pour ses scènes de nu dans le film Lifeforce qu'elle est connue aux US (le personnage d'Isabella dans Le chacal avec Bruce Willis et Richard Gere y a aussi contribué apparemment).

Au nombre de ses admirateurs, je pense que l'on peut compter les Musclés bien-sûr, mais aussi le réalisateur Bigas Luna. Le film La Lune et le Téton ("Tete y la Luna"), m'en a en tout cas convaincu. A vrai dire j'ignore comment les rôles ont été attribués pour ce film, mais j'imagine sans peine que le scénario ait été conçu avec en toile de fond une pensée (sinon une obsession) pour Mathilda.

Il faut dire qu'elle y tient une place centrale. Nous y reviendrons.

Pour le moment, un peu de synopsis.

Tete (Biel Durán) a 9 ans. Il est un peu tracassé car son père (Abel Folk), qu'il considère comme un animal, l'exhorte - en hurlant - à être une bonne couronne lors des fêtes locales (la couronne est la personne au sommet des pyramides humaines réalisées à l'occasion de ces fêtes. La répétition du mot "Corones" agace tout particulièrement Tete.
Mais les couronnes et les corones, ce n'est pas vraiment ce qui occupe le plus Tete. Ce qui l'occupe, c'est sa jalousie pour son petit-frère nouveau-né. Ce dernier, pense-t-il, boit tout le lait contenu dans les seins de sa mère (Laura Mañá), dont il est quant-à lui, privé.
D'agacement, Tete demande à la Lune qu'elle lui envoie une poitrine, rien que pour lui. Alors que Tete compare les poitrines qui l'entourent en fonction de la quantité de lait qu'il suppose qu'elles contiennent (chose qu'il détermine selon leur forme), apparait alors Estrellita (Mathilda May). Le coup de foudre est immédiat. Tete sombre dans des délires oniriques lactés.

La suite du film repose largement sur l'imagination débridée de Tete et sur son interprétation erronée, souvent liée au lait, de ce qu'il voit et entend.

Ainsi, les seins de la femme sont pour lui, pleins de lait, et c'est l'homme qui les remplit le soir dans l'intimité. De la même façon, son père autoritaire est un général romain. Son grand-père, un peu fou mais qu'il aime beaucoup, brise des bouteilles de lait quand il est en colère (alors qu'en réalité ce sont des bouteilles de vin qu'il brise). Ceux qui ont vu le film souriront peut-être en repensant à l'histoire de la baguette ou du lit à eau percé (je n'en dis pas plus).

Au delà de ces scènes abracadabrantes, le scénario du film repose surtout sur les personnalités caricaturales de ceux qui entourent Tété :
- Estrellita : la danseuse étoile fantasmée (elle danse exclusivement sur "Les mots d'amour" d'Edith Piaf, cf widget ci-dessous), qui aime les homme fragiles, les pets et les pieds, dont la plastique est mise à l'honneur à moultes reprises.

- Maurice (Gérard Darmon), le petit-ami d'Estrillta : un pétomane itinérant français qui a le malheur d'être impuissant et de ne pouvoir satisfaire sa belle ( anecdote : Gérard Darmon et Mathilda May ont vécu 5 ans ensemble et ont eu 2 enfants)
- Miquel (Miguel Poveda) : l'adolescent "étranger" (car c'est un andalou vivant en pays Catalan), amoureux d'Estrellita et qui chaque nuit chante du Flamenco à proximité du mobil-home dans lequel vivent Estrellita et Maurice
- Et dans une moindre mesure : le père et la mère de Tété, son grand-père et Stallone (Genís Sánchez)

Tout ce petit monde, et l'ensemble de situations incongrues auxquels le spectateur est confronté, font de Tete y la Luna une sorte d'ovni cinématographique. Finalement, par son côté décalé, ce film pourrait-être considéré - toutes proportions gardées - comme un précurseur sexy d'Amélie Poulain.

Scène de sexe sur fond de flamenco

A mon sens il y a deux scènes marquantes par leur bizarrerie affichée dans ce film.
Il y a celle dans la quelle Estrillita, qui a finalement cédé aux avances de Miquel, touchée par ses chants d'amour plaintifs et sa peine lorsque Stallone perd la vie dans un accident de moto, fait l'amour avec ce dernier (Miquel) sur un matelas d'eau en lui demandant de chanter à tue-tête.

Un jet de lait pour Tété

La seconde est encore plus connue. Elle est un objet de fascinantion pour nos camarades outre-Atlantique qui s'étonnent que l'on puisse filmer de telles scènes sur le vieux continent. Il s'agit d'une séance d'allaitement à distance de Tété par Estrellita. A sa demande, la belle Mathilda presse son sein et dirige un puissant jet de lait dans la bouche de l'enfant (une image qui n'est pas sans rappeler l'iconographie de Saint Bernard de Clairveaux, il suffit de voir La vision de Saint Bernard par Alonso Cano au musée du Prado à Madrid pour s'en convaincre)

Fantasme ou réalité ? Pour le savoir, il vous faudra regarder le film ...


Mathilda May, Estrellita, envoie un jet de lait dans la bouche d'un jeune garçon


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Tete (biel duran) boit le lait de Mathilda, à même la source